Alain Dominique Gallizia
Alain Dominique Gallizia
Du mur au musée,
Offrir et donner
Elevé dans une famille traditionnelle entre Paris, l’Italie et la Provence, Alain Dominique Gallizia est très tôt formé à l’art et au mécénat. Entre les portraits des sept siècles d’ancêtres piémontais (famille des comtes d’Artogne, dont de nombreux peintres et architectes) et les œuvres contemporaines de ses proches (son père et son frère), il est mis très jeune à contribution pour les associations caritatives de ses parents. « Rêvant d’accoucher un nouveau monde » il rentre en obstétrique comme en religion. Mais l’hyper sensibilité et le tempérament d’artiste le font démissionner pour l’école des Beaux-Arts, tout en essayant en parallèle le droit et la politique. Il choisit finalement l’architecture qui comble ses désirs de création et son besoin d’action sociale au sein de la Ville, son nouveau territoire. Les cours se déroulent au Grand Palais, à Paris, où il retournera exposer sa collection de T.A.G (Tag and Graffiti) en avril 2009.
En 1984 il crée son agence, spécialisée dans l’ »architecture sur mesure » et les maisons de rêve, le plus souvent de collectionneurs d’art contemporain.
Pour préserver la qualité des relations avec le nombre volontairement restreint de clients privés, il a toujours veillé à garder l’esprit artisan de sa structure, se voulant avant tout un architecte humain, cherchant à rendre simplement ses clients heureux et à en faire des amis.
Humble, il refuse de mettre son nom sur les immeubles pour l’éternité et s’émeut de voir d’autres artistes des rues, les taggers, à qui on refuse au même endroit de laisser leur nom pour seulement quelques jours.
En 1990, il imagine avec P. Touitou « Affaires à Suivre », un atelier de création et de vie offert aux artistes, logés dans les immeubles inoccupés le temps qu’il obtienne les autorisations de travaux nécessaires à leur rénovation.
Antonio Galego, peintre et désormais artiste des rues, sera le premier d’une nombreuse liste.
Il devient également le premier bénévole d’une association caritative, la Fondation Setton, animée par l’extraordinaire Lilly, offrant des milliers de sacs de couchage bleus aux sans domicile fixe afin de ne pas mourir de froid dans la rue.
Lors d’une distribution Gare du Nord de ces « sacs de vie » il rencontre les taggers dont les œuvres ornaient depuis longtemps les terrains vagues de ses chantiers et évoque avec eux l’aspect éphémère de leur travail.
Découvrant alors avec enthousiasme la volonté de ces artistes de mettre en réalité leurs œuvres à l’abri du temps et de faire reconnaître leur art par le plus grand public, il leur propose un engagement réciproque.
L’artiste réalisera une œuvre sur toile et Alain-Dominique Gallizia fera tout pour faire reconnaître leur art et leur talent.
Il met à la disposition des artistes l’atelier de Boulogne-Billancourt, acheté pour être son agence et qu ne le sera jamais, devenue depuis la « ruche du Tag », lieu de rencontre et de création de tous les plus grands artistes internationaux.
Ils sont tous invités à venir y laisser la trace de leur talent sur une double toile, avec un même format et un même thème, « première » dans l’histoire de l’Art.
Fidèle à ses engagements, Alain-Dominique Gallizia part avec sa collection unique à la conquête du Grand Palais et de la Fondation Cartier suscitant des retours positifs d’Yves Saint Geours et d’Alain-Dominique Perrin.
2009 sera ainsi l’année du Tag avec « Tag au Grand Palais « en avril, suivi de « Né dans la rue » en juillet, expositions qui accueilleront avec succès près de 300 000 personnes de tout âge et de tout milieu.
Continuant à vouloir à la fois faire découvrir cet art au plus grand nombre et s’impliquer dans des œuvres caritatives, 2010 verra naître deux projets offerts au public pour une noble cause.
L’exposition-vente de toiles de Tag et de Graffiti au Palais de Tokyo du 13 au 15 février et la réalisation de la bâche muséale de l’Avenue de Wagram, de février à juillet, prolongeront son action
Au Palais de Tokyo, l’exposition gratuite permettra à un très large public, de pénétrer dans un musée dont ils n’ont pas le plus souvent l’habitude et de découvrir la variété et la richesse des œuvres.
Ces dernières seront vendues bénévolement par Pierre Bergé & Associés au profit de l’association SOS Racisme.
Avenue de Wagram, la réalisation d’un musée à ciel ouvert, avec le soutien de Laurent Dumas, de la Société Emerige, permettra au « musée de descendre dans la rue » et de toucher directement son public.
Les toiles des plus grands maîtres internationaux seront accrochées sur une bâche géante recouvrant tout un immeuble d’angle.
Les œuvres réalisées seront vendues au profit de l’association Paris tout P’tits, oeuvrant pour les mères les plus démunies.
Alain-Dominique Gallizia a été, pour les deux projets, sollicité pour faire réaliser et exposer, en tant que curateur, les œuvres des artistes choisis, et aider en tant qu’expert à leur estimation et à leur vente.
Objectif avoué : “tendre une toile entre la rue et le musée” et offrir des œuvres à une autre belle œuvre.
